« 2008-06 | Page d'accueil
| 2008-08 »
31.07.2008
Mondes
11:53 Publié dans Ile en Elle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.07.2008
Eclat
17:12 Publié dans Princes des nuées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.07.2008
Ile
L’Ile n’a pas voulu mourir.
Nous non plus.
Restée sur ses deux jambes comme mon amour.
Je ne changerai pas de place. Comme hier, j’irai m’asseoir à cette table terrée au fond du crépuscule. Comme hier, j’écrirai. Une vague histoire de fuite, ces marins, ces écrivains, ces océans suspendus au dessus de nos jours.
Car hier soupire. Hier est un filet au fond de la mer chargé de recueillir les algues oublieuses. Il n’y a que les pages blanches qui se rassemblent. Les pages noircies restent solitaires. L’encre est insulaire, voguant au large de ce qu’elle rejoint.
Car hier poursuit les mouvements de l’éphémère, la métaphore des eaux abandonnées.
En attendant demain, Si loin du monde, mon autre monde…
20:21 Publié dans Ile en Elle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.07.2008
Maux et remèdes
Des lois injustes existent : nous satisferons-nous de leur obéir ou tâcherons-nous de les amender, de leur obéir jusqu’à ce que nous y ayons réussi, ou les transgresserons-nous sur-le-champ ? Les hommes, sous un gouvernement comme le nôtre, estiment en général qu’ils doivent attendre d’avoir persuadé la majorité de les altérer. Ils pensent que s’ils résistaient, le remède serait pire que le mal. Or c’est de la responsabilité du gouvernement lui-même que le remède soit pire que le mal. C’est lui qui le rend pire. Pourquoi n’est-il pas plus apte à anticiper et à favoriser la réforme ? Pourquoi ne chérit-il pas sa minorité de sages ? Pourquoi crie-t-il et résiste-t-il avant d’avoir mal ? Pourquoi n’encourage-t-il pas ses citoyens à rester en alerte pour lui signaler ses fautes et à mieux faire qu’il ne leur demande ?
Henry David Thoreau, La Désobéissance civile.
10:05 Publié dans Princes des nuées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.07.2008
La pluie des dimanches
Il y a la pluie des autres jours, le ciel qui chute presque indifféremment, dont on ignore l’odeur et l’abondance. Puis, il y a la pluie des dimanches, qu’à chaque goutte nous nous pressons de laper ce qu’elle transporte d’enfance. Ce que le gris du ciel impose de silences et de repentirs à l’homme qui l’écoute… Comme le chagrin de l’horizon invite à se retourner sur ses traces, vers l’intime conviction d’avoir été. Autre, même et semblable.
Le familier cède sa place à l’intime. Discrètement. Dans un repli de la lumière. L’ombre d’un serment. La table de jardin est là, qui soutient le désespoir d’une chaise inclinée vers le bouquet de tulipes rouges. Son âme sœur est restée au beau milieu du verger, à mi-chemin de l’autre et de sa solitude. Abandonnée aux caprices du ciel, comme l’enfant hérité de la pluie des dimanches.
Derrière la fenêtre, la main qui écrit s’enfonce dans la glaise des premiers jours. C’est une petite main qui cherche sa réponse dans la terre. Dans le contact humide de la genèse. La main qui écrit retrouve ses châteaux de sable, et n’incite pas le résultat, et ne tente pas la finitude. Mais qui recherche la tendre naïveté du mouvement, l’histoire cachée derrière les fondations, l’énigme friable du levant. Errances pendant lesquelles, au secours des regrets, nous sauvons l’espoir. Heures à raconter l’aube des souvenirs, à déflorer l’enfance : la moelle épinière de nos désirs.
Il y a la pluie des autres jours, et puis il y a la pluie des dimanches, comme une parenthèse, un passage, un aller-retour vers soi. L’odeur vient de loin, le geste aussi, le silence presque aphasique se repent de ses mots et réinvente les soleils des averses disparues.
15:13 Publié dans Murmures | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.07.2008
Un instant
Un instant, ils se sont tus. Ont écouté le roulis des rêves dans les poumons du train. Sans chercher à reprendre leurs places, leur nuit, leur marge. Un long silence, comme troublé. Au bout des paroles muettes, ils sentaient le souffle de l’autre, comme le vent de l’aube, doux, qui vient frôler les tempes.
- Et si tu ne descendais pas ?
Et si tu ne descendais pas ? On s’aimerait jusqu’au terminus… quel qu’il soit… On débarquerait à Nice ou à Genève. Puis on prendrait un autre train, au hasard. Comme ça, à l’aveuglette. Comme dans la chanson, tout autour de la terre…
- Un jour pourtant, il faudrait bien retourner. Et on s’apercevra, plus tristes encore qu’avant, qu’il n’y avait que nos illusions pour faire le tour de la terre.
Les marins finissent toujours par rejoindre le port. Ou bien, c’est qu’ils sont morts dans la tempête…
16:01 Publié dans Murmures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.07.2008
Dé Cousue

Ce qu'on peut passer de temps
Avant de se voir pour la première fois
S’observent et s’affrontent
Les visages de nos époques
Se font face
Duel douloureux d'heures transparentes
On se coltine sa question
On paie l’addition
Cette dette diffuse
De soi à soi
Débitrice et créancière
Je cherche à déchiffrer l’étoffe des jours
Echouée sur les lèvres des autres, ma vérité
Un rêves caché dans un sommeil d’enfant. Le livre tu de l’espoir.
Le dû d’imaginaire.
"Peur que mon pays soit la vie."
Bien sûr le doute
Bien-sûr l’envie
L’issue.
Demain, peut-être, Ecrire me disais-je.
14:54 Publié dans Murmures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







