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19.07.2008
Un instant
Un instant, ils se sont tus. Ont écouté le roulis des rêves dans les poumons du train. Sans chercher à reprendre leurs places, leur nuit, leur marge. Un long silence, comme troublé. Au bout des paroles muettes, ils sentaient le souffle de l’autre, comme le vent de l’aube, doux, qui vient frôler les tempes.
- Et si tu ne descendais pas ?
Et si tu ne descendais pas ? On s’aimerait jusqu’au terminus… quel qu’il soit… On débarquerait à Nice ou à Genève. Puis on prendrait un autre train, au hasard. Comme ça, à l’aveuglette. Comme dans la chanson, tout autour de la terre…
- Un jour pourtant, il faudrait bien retourner. Et on s’apercevra, plus tristes encore qu’avant, qu’il n’y avait que nos illusions pour faire le tour de la terre.
Les marins finissent toujours par rejoindre le port. Ou bien, c’est qu’ils sont morts dans la tempête…
16:01 Publié dans Murmures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Les marins revenus au port fument infiniment leurs instants d'éternité. Certains écrivent .-)
Ecrit par : ... | 20.07.2008
Une très belle fuite en amants...
Ecrit par : Aicha | 24.07.2008
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