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21.04.2008
Le silence en bandoulière
L’île ce soir porte la profondeur de son silence en bandoulière. Rien ne bruit, ni de la vague ni de l’homme. Il n’y a plus de temps, il n’y a plus d’ailleurs. Il n’y a plus de vérité qu’un lieu uni à sa nuit.
L’île révèle l’aridité de ses hivers. La teneur de sa solitude. L’ombre qui erre a l’impression de déchirer quelque chose de son intimité.
L’île et moi… comme des amantes qui se dévoileraient sous un autre jour, un autre visage.
Son silence et son isolement. Les miens. Tout dans la nudité devient écho. Ma peau. Ses roches. L’écorce d’elle à moi, même. Le froid dans ses poumons les soirs de personne.
Je marche dans la nuit et le désert se déploie. De venelle en venelle, le labyrinthe sème ses pastels. Sous l’œil protecteur des réverbères, se noient les maisonnettes, reflets aux souvenirs de pluie.
L’île ce soir porte la profondeur de son silence en bandoulière. L'écharpe dont elle me vêt est douce comme la soie. Les bateaux sont à quai, des silhouettes immobiles sans sillon. Les rires sont restés sur les lèvres de l’été. Les marins reposent sur la lande de leurs rêves. Mes pas sont ceux d’un chercheur d’or bouche bée devant sa mine.
12:16 Publié dans Ile en Elle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Superbe !
Ecrit par : Ray | 21.04.2008
Cela semble une terre bien profonde et bien intime que ton île. Labyrinthique mais prometteuse.
Ecrit par : B | 22.04.2008
POLYSYTEMIQE
Le sens de chaque mot
Dépend toujours de sa direction
Comme la vision circulaire
D'un radar
Sous lequel naissent
Les semences de l'humour
Qui marquent au faire rouge
Les discours des sérieux
La jeunesse du sourire
L'insolence de la vie
Ecrit par : gmc | 22.04.2008
sry, faute de frappe, lire POLYSYSTEMIQUE
Ecrit par : gmc | 22.04.2008
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