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18.11.2007
Silhouettes
L'ombre d'hier
abat ses peupliers
et tranche l'écorce
d'aujourd'hui
A la commissure des lèvres
un presqu'enfantement
un premier cri, une résonnance
l'écho dans le couloir
de la maternité des mots
Diffuses,
les silhouettes du langage
les chairs frôlées dans ma salive
et leur lumière en allée
emprunte aux fous
leur belle liberté
le corps serti de ma dérive
N'être plus rien que cet exil
la voix du sable et le
tranchant des couteaux
portés par l'écume
sur la lame des îles.
18:15 Publié dans Murmures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
Il faudrait inaugurer sur les blogs une case au moins pour chaque billet, case que l'on pourrait cocher pour dire simplement son assentiment.
Voilà, j'ai coché. ;-)
Ecrit par : varna | 19.11.2007
...N'être plus rien que cet exil
la voix du sable et le
tranchant des couteaux
portés par l'écume
sur la lame des îles...
J'aime !
Au sable qui grippe
le ciel mauve de novembre
à la nudité des fruitiers
et de tous ceux
prêts pour l’absence,
tu noues ton chant.
Ecrit par : agnès | 20.11.2007
De retour après une longue absence, je ne peux qu'aquiescer en Silence. Très beau texte...
Ecrit par : Milo | 20.11.2007
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